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Différences avec les autres modes d’évolution professionnelle

Différences entre la création d’entreprise à partir de sa propre idée de business et la franchise

Créer son entreprise à partir de sa propre idée de business (« en isolé ») nécessite :

  • De maîtriser de nombreuses règles : administratives, fiscales, stratégiques, normes liées à l’exercice de la profession…
  • De rechercher une idée nouvelle et pertinente sur un marché.
  • De tester cette idée, notamment auprès des consommateurs.
  • D’établir sa gamme de produits ou services et d’en fixer le prix psychologique.
  • De mettre en place une logistique pour son commerce (fournisseurs…).
  • De créer une marque : nom, charte graphique…
  • De développer une méthode de vente.
  • D’imaginer des actions de marketing et de communication.
  • Etc.

Soit autant d’éléments apportés par un franchiseur sérieux.

A la différence de la franchise, le créateur « en isolé » choisit intégralement sa façon de commercer, notamment l’agencement et l’achalandage de son point de vente. En raison d’une prise de risques maximale, il bénéficie de l’intégralité des bénéfices de son affaire.

Différences entre la reprise d’entreprise et la franchise

Comme en franchise, la reprise d’entreprise permet de créer son affaire sans devoir concevoir une idée de business. De plus, le point de vente du repreneur a montré son adéquation avec le marché, même si sa compétitivité par rapport à la concurrence n’est plus toujours assurée.

En outre, l’accompagnement est réalisé de façon limitée par le cédant, dans sa durée (3 à 6 mois, en général), comme dans les possibilités d’actions et son implication (il n’est plus intéressé à la réussite de l’affaire). Ainsi, le repreneur devra faire preuve d’une vision sur son secteur et apporter constamment des aménagements au concept de l’entreprise. Il conserve cependant toute liberté dans le fonctionnement de son affaire, mais ne peut pas en créer tous les éléments. Il est contraint, en particulier, de redémarrer avec l’équipe salariée en place et de composer, au moins dans un premier temps, avec l’offre de produits et services acquise.

 Il faut également savoir qu’il est possible de reprendre une entreprise en franchise. Avec une différence majeure : le franchiseur dispose de droits d’agrément et de préemption concernant le point de vente.  Ainsi, il peut refuser un candidat à la reprise ou proposer un autre acquéreur en s’alignant sur les conditions du cédant.

Différences entre le commerce associé et la franchise

Le commerce associé propose un autre mode de fonctionnement en réseau pour des entrepreneurs indépendants, le plus souvent sous la forme juridique de « société coopérative de commerçants détaillants (communément appelée « groupement »).

La relation commerciale s’est directement organisée entre les propriétaires des points de vente du réseau, qui ont créé une structure centrale et des règles de fonctionnement pour mutualiser leurs actions ainsi que développer leur concept et des outils d’accompagnement à la gestion et l’exploitation des magasins.

Tous ces propriétaires détiennent ensemble le capital de l’entreprise commune et décident de manière collégiale des actions du groupement : stratégie commerciale, achats, concept architectural, communication... Dans un système basé sur la solidarité, ils s’acquittent de cotisations afin de participer aux charges d’exploitation du réseau.

Comme en franchise, il existe un processus d’intégration pour tout nouvel entrant. Dans le commerce associé, l’entrepreneur indépendant dispose d’une certaine liberté pour adapter le concept original. En effet, le savoir-faire de l’enseigne est souvent moins précis, voire efficient qu’en franchise, où il est porté par une personne unique, le franchiseur, qui possède une vision sur son marché.

L’associé est impliqué dans la vie du groupement, parfois obligatoirement, avec jusqu’à deux jours de présence par semaine dans la structure centrale. Il vote certes toute décision concernant le réseau, mais comme chacun de ses pairs, sur le principe « 1 homme = 1 voix », quelle que soit la taille de son affaire, sa participation au capital ou son ancienneté. Or, un réseau du commerce associé compte en moyenne 300 points de vente… d’où un processus démocratique parfois long pour faire adopter des décisions stratégiques.